Qu’est-ce que l’apprentissage chez le tout-petit ? Et quoi mettre en place au quotidien pour le favoriser ?

le 27 avril 2017

Dans le prolongement de notre live chat mercredi dernier sur l’application WeMoms, Audrey, maman de Maxime 15 mois, s’est interrogée sur cet apprentissage :

Nous parlons souvent d’apprentissage scolaire mais l’apprentissage commence in utéro en expérimentant ses potentialités par lui-même contre la paroi utérine et dès ses premiers jours sur un fonctionnement où l’enfant apprend en :

observant,
imitant
et expérimentant.

Il découvre, essaye, se trompe et recommence… L’ensemble de ces actions répétées l’aideront à construire son apprentissage et à développer son cerveau !

Afin de soutenir le tout-petit dans ses premiers apprentissages, l’adulte doit agir sur l’environnement et non sur l’enfant directement, afin qu’il puisse intégrer par lui-même ses découvertes et qu’elles soient de véritables bases pour recevoir un apprentissage « descendant » dans sa vie future.

Créer un environnement apprenant pour le tout petit consiste notamment à moduler les espaces selon chaque étape de la vie de votre enfant

– Les premières semaines de vie : il s’agit de l’apprentissage de l’enroulement « position fœtale », l’enfant a besoin que le parent l’enroule en position fœtale dans ses bras de nombreuses fois pour que l’enfant puisse le réutiliser par la suite pour se retourner, ramper, se redresser.

– Dès 3 mois, vous pouvez installer un tapis ferme avec des jouets faciles à attraper, légers, contrastés (Noir/blanc), balles alvéolées. L’enfant manipule, tape, secoue ses hochets pour le connaitre en tant qu’objet (le tape au sol donne des informations comme dur/mou, s’il fait du bruit ou non quand il le tape). Un enfant a fait le tour d’un objet en le manipulant 200 fois. Ainsi vous pouvez proposer des centaines de fois les mêmes jouets à votre enfant !

– Dès que votre enfant commence à se redresser en prenant appui : vous pouvez lui proposer du matériel à pousser (cartons, poussettes, petite chaise pour enfant), définissez un espace où il peut expérimenter sa motricité (exemple : le canapé pour grimper). L’enfant devient un vrai chercheur: il fait des expériences, cherche comment arriver à ses fins (un objet trop loin à atteindre qui est sur une nappe, il va à force d’observations et d’expériences tirer sur la nappe pour le faire tomber),

– Entre 1 et 2 ans, il imite les premiers gestes du quotidien (ex : dinette, poupée…), il pointe du doigt et attend que l’adulte nomme. Ce sont les prémices de la compréhension du monde dans lequel il vit et se constitue ainsi un véritable stock de mots. Un coin dinette/poupées à la maison ou quelques ustensiles de récupération peuvent lui permettre de répéter ces gestes. La bibliothèque de livres peut continuer de s’étoffer…

– Entre 2 et 3 ans, ses gestes d’imitation s’enrichissent de l’imaginaire. C’est la phase de jeu symbolique : il est en capacité de mettre en scène des évènements du quotidien qui n’ont eu lieu récemment, il s’invente des scénarios, s’attribue des rôles (papa, maman), jeu de Qu’est-ce que l’apprentissage chez le tout-petit ? Et quoi mettrfaire semblant de dormir, de manger, il détourne les objets (il prend un crayon pour donner un biberon à la poupée). Se joint à la fin de la 3ème année les 1ères phrases et une avalanche de pourquoi ! Il apprend en se questionnant, il montre son envie de savoir !

Les notions de « pré-mathématiques » sont en jeu : sans les nommer il tri, classe par forme, par couleur, par taille, les pièces des jeux.

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